Mercredi soir dernier avait lieu l’inauguration du parcours LE TALENT S’EXPOSE, au quatrième étage du Centre Eaton de Montréal. Dès aujourd’hui et ce pour tout l’été, la GALERIE DRESS TO KILL s’installe au centre-ville, afin de mettre en lumière plus d’une quarantaine de pages surdimensionnées et inspirées par les plus grands numéros de Dress To KILL. Une manière novatrice de souligner les six ans du magazine, pour lequel j’ai l’honneur de collaborer à titre de journaliste. Rencontre avec le rédacteur en chef Stéphane Le Duc.

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Lorsque tu penses aux six années d’existence de Dress To KILL, de quoi es-tu le plus fier?

Déjà d’exister c’est assez formidable! Non seulement créer un nouveau magazine ce n’est pas évident, mais d’en être un indépendant, c’est encore plus difficile. Je suis aussi fier que les collaborateurs avec qui nous travaillons depuis le début aient décidé de poursuivre l’aventure à nos côtés, après toutes ces années. C’est assez incroyable, des gens qui veulent encore faire des photos, qui veulent encore faire du stylisme, qui veulent encore écrire des textes et qui veulent encore aller plus loin dans la démarche… C’est fantastique. Vois-tu, on va lancer un numéro pour hommes au mois de juillet et c’est la même équipe qui a embarqué complètement. C’est de la folie pure de dire qu’on ajoute un autre magazine alors que quatre par année c’est déjà beaucoup. Mais en même temps, c’est un projet stimulant, car il n’y a aucun magazine pour hommes qui existe. De plus, avoir eu la chance durant nos six années d'existence de rencontrer les plus grands créateurs, d’avoir fait des portraits d’eux… C’est ce qui nous passionne au plus haut point et nous motive à continuer.

Qu’est-ce qu’on célèbre ce soir à travers l’exposition?

On célèbre le talent d’ici, en fait. Parce que Dress To KILL existe grâce aux gens qui ont un talent énorme et on oublie souvent que notre contenu est fait à Montréal, que les photographes, les stylistes et les journalistes sont de notre métropole. Il nous arrive souvent de nous faire demander si nos photos sont faites à Paris, à New York… Mais non, ce sont des artistes d’ici. Et ça montre que notre richesse est incomparable.

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Si tu avais à choisir un moment marquant que tu as vécu grâce au magazine, ce serait lequel?

Il y en a plusieurs! Ok, je t’en dis deux. Le premier serait le spécial cinéma, parce que c’était tout un exploit de réunir seize acteurs de la nouvelle génération de comédiens québécois qui font carrière au niveau international. Et le deuxième numéro serait celui consacré à Jean Paul Gaultier, parce que ça représente mes débuts dans le métier comme journaliste. Le fait de le retrouver ici, à Montréal, 25 ans plus tard après mes débuts et de réussir à faire la photo de couverture avec lui alors qu’il était extrêmement sollicité… Pour moi c’était un beau cadeau et un souvenir que je vais garder très longtemps.

Pour terminer, que souhaites-tu pour les six prochaines années?

Je dirais d’autres belles rencontres. À l’exemple de Gaultier, il y a encore des gens dont je n’ai pas eu la chance de rencontrer et dont je souhaiterais ardemment. Suffit de penser à certains couturiers importants, mais aussi ceux de la nouvelle génération, comme Haider Ackermann ou Miuccia Prada. Sans oublier celui que je porte dans mon cœur depuis longtemps… Valentino. Je n’ai jamais eu l’occasion de le rencontrer, ni de l’interviewer… Ça, ce serait un grand rêve aussi, que de parler avec eux avant qu’ils ne disparaissent… 

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