On connait tous l’expression « On ne choisit pas sa famille ». On choisit ses amis, son amoureux, mais la famille, c’est la vie qui s’en charge et rarement elle ne se trompe. Pour ma part, j’ai été doublement gâtée. En plus d’avoir des parents extraordinaires, la vie m’a offert 20 minutes après ma naissance un frère jumeau, Jérémie.

Si l’on ne choisit pas sa famille, on ne choisit pas non plus sa belle-sœur ou son beau-frère. Pour ma part, j’ai été doublement gâtée. En plus d’avoir un frère extraordinaire, la vie m’a offert 22 ans plus tard une belle-sœur qui l’est tout autant, Camille.

Vous savez, lorsque le destin s’en mêle? Camille et moi nous sommes rencontrées à l’émission Deux filles le matin. À l’époque, j’y étais en tant que stagiaire et elle, y travaillait. Entre deux tasses de café dans la cuisinette, deux réunions le jeudi après-midi et deux fous rires, une complicité était née.

Ensemble, on jasait de tout et de rien. Parfois de nos petits drames, de nos grands bonheurs, mais aussi de nos familles. Je savais que Camille était célibataire, tout comme mon frère Jérémie, dont je lui montrais fièrement des photos (je repense toujours à mon grand-père qui fait de même lorsqu’il parle de ses petits-enfants, en sortant de son portefeuille de vieux clichés de nous… datant de l’école primaire!).

Tous les weekends, je prenais une pause du tourbillon montréalais et venait me ressourcer chez moi, dans les Cantons de l’Est. Lors de nos traditionnels soupers du samedi soir, je ne manquais pas de raconter à mes parents et mon frère ma semaine : la folie de mes études, certaines anecdotes de tournages à TVA et la belle équipe avec qui je travaillais. Et il faut croire que ça n’a pas tombé dans l’oreille d’un sourd…

Le 21 décembre, lors de ma dernière journée de stage, Camille et moi nous sommes promis de garder contact et d’aller prendre un verre durant les fêtes. Le 27 décembre au matin, j’ai eu droit à une tout autre invitation. Encore étendue dans mon lit, je prends mon iPhone et lit mes courriels. Camille m’écrit pour me demander de bien vouloir l’accompagner ce soir pour un souper, pour une première rencontre. Vous voyez où je veux en venir? Je découvre qu’elle et mon frère échangent ensemble depuis plus de mois et ont fixé la date d’un premier rendez-vous, auquel j’étais fortement (pour ne pas dire « obligatoirement ») confiée!  Pourquoi? Parce que tous les deux étaient bien trop gênés. Euh… Et moi donc!

Tout comme Marcia Pilote l’a écrit à la page 226 de son livre La vie comme je l’aime – Chroniques du printemps: « Deux personnes, deux désirs, deux cœurs ouverts et un miracle. »

Depuis un an et demi, j’ai l’immense privilège d’avoir Camille comme belle-sœur. « Belle-sœur », voilà un mot que j’adore. Non seulement je considère Camille comme une « sœur », mais vous devriez voir à quel point elle est aussi « belle ». Belle lorsqu’elle regarde mon frère les yeux pétillants. Belle lorsqu’elle rit aux éclats de ses blagues. Belle lorsqu’elle s’inquiète pour lui…

Ce matin, j’emprunte Camille à mon frère, le temps d’un brunch. Le temps de lui dire à ma façon à quel point je l’aime. À quel point c’est rassurant de savoir son jumeau si bien entouré. À quel point la vie m’a doublement gâtée…

Je vous souhaite de tout cœur un jour d’avoir le bonheur de partager un brunch avec votre belle-sœur ou votre beau-frère. Bon dimanche :) 

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